Catégorie : Entrepreneurs

Auteur : David BONHOMME

Comment éradiquer le mal dans les équipes de travail ? - David BONHOMME


 
Comment éradiquer le mal dans les équipes de travail ?
 
Comme je le répète souvent, il est essentiel de bien connaître ses forces et de les travailler. Avec le temps, j’ai pris conscience que l’une des miennes était mon aptitude à bâtir un réseau, à évoluer dans des milieux très différents et dresser des ponts entre eux.

J’aime connecter les personnes entre elles, mais je ne le fais pas de manière institutionnelle ; car je crois que l’urgence est d’abord de bâtir des relations fortes, sinon d’authentiques amitiés.

J’ai eu la chance de côtoyer de nombreux projets qui font travailler ensemble différentes sensibilités chrétiennes sur des projets novateurs. La clé ? Encore une fois : l’amitié.

Dans tous les milieux que je fréquente il y a cette même passion : faire connaître Jésus. Or, lorsque Jésus nous explique comment le faire connaître, Il dit : « A ceci, tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13v34-35).

Ça y est, pour ceux qui sont chrétiens de longue date, vous vous dîtes sûrement « Allez, ça va, le gars ressort une prédication ultra connue sur l’unité, l’importance de travailler ensemble, etc… »

Mais il ne s’agit pas simplement de dire « travaillons ensemble ». L’enjeu est de créer des amitiés fortes. Pour vivre pleinement ce que le Christ nous challenge à faire, nous avons besoin d’unité réelle, vécue !
Aussi, pour monter de grands projets, avec un impact incroyable sur notre société, nous allons devoir vivre l’unité et pour cela  discipliner en particulier… notre parole ! Car les mots peuvent être un frein terrible à l’unité, un poison particulièrement nocif… ou au contraire un engrais formidable.

Voici 5 pistes pour favoriser l’unité, par notre simple discours :

1 – Créer un climat encourageant, rassurant et protecteur

Quand une personne critique à tout va, vous pouvez être sûr que vous serez le prochain sur la liste. Il m’arrive de rencontrer des leaders qui, en une seule discussion, vont arroser leurs collègues, partenaires, voisins… Surveillons nos propos : donner son avis ou commenter négativement envoie un message très fort.

La critique accouche d’un climat d’insécurité : chacun sait qu’il va passer au rayon laser, et sera tenté de jouer un personnage ! A l’inverse, quand on sait que les gens sont bienveillants, qu’ils vont nous soutenir, même si on n’est pas au top de notre forme, même s’ils ne sont pas d’accord avec tout, voilà qui nous gonfle d’assurance et nous aide à tirer le meilleur de nous-mêmes !

Et plus on va créer ce climat bienveillant, en cherchant à encourager les autres (même ceux qui font la même chose que nous), y compris dans des discussions informelles, plus nous allons créer des liens de cœur puissants.

Concrètement, lorsqu’on vous demande : « Qu’est-ce que tu penses d’untel ? », voyez d’abord le positif, ou alors contentez-vous de dire « Je n’ai pas assez d’info pour te répondre » ! Il ne s’agit pas simplement de maîtriser notre communication, il s’agit de convertir notre regard et notre cœur.

2 – Devenir plus courageux

Les gens courageux ne sont pas ceux qui font le plus de bruit ! Les gens courageux sont ceux qui font face. Je trouve toujours ça très drôle quand quelqu’un annonce : « Tu vas voir, je vais l’appeler et je vais vraiment lui dire ses 4 vérités, elle va prendre cher ! » puis vous l’entendez au téléphone avec une voix mielleuse et gentille.

Pour bâtir l’unité il faut du courage : il nous arrive d’avoir des avis très tranchés, dans ce cas allons directement les exprimer à la personne concernée. Cela demande beaucoup d’énergie, mais c’est ce qui nous fera progresser ensemble. Il est aussi important d’aller à la source de l’information et ne pas se contenter de on dits…

3 – Oui à l’émulation, non à la rivalité

L’une des racines de la critique, c’est la jalousie.

J’ai l’impression que le monde chrétien n’en est pas exempt : à peine sorti d’un concert, les critiques pleuvent. Est-ce la peur de se sentir comparé ? Ce serait oublier que chacun de nous a un rôle unique à jouer !

Personne ne peut devenir David Bonhomme !

Quand je vais à un concert d’impact, j’envie le chant de Seb Corn, quand j’écoute un speech de Damien Boyer, je voudrais avoir son charisme, quand je vois le travail de Majestart, j’applaudis leurs talents artistiques, quand je vois les Glorious, j’admire l’impact qu’ils ont !

Mais notre première réaction, bien souvent, est de voir ce qui ne va pas. Comme s’il fallait rabaisser les autres, pour nous rassurer nous-même ! Comme s’il y avait lieu de craindre les dons d’autrui,comme si ils pouvaient nous mettre en danger ! A l’inverse, si on est bien dans nos baskets, alors on peut essayer de porter sur chacun le regard de Dieu : « Woaw, je suis fier de mes enfants, ils se bougent pour moi, ils prennent des risques, ils découvrent leurs dons, ils font du bien autour d’eux ! »

4 –  Attention au mauvais décodeur

Nous avons tous un background différent, de par notre culture, notre éducation, nos expériences, notre sensibilité. Ce qui est un scandale pour moi ne l’est pas forcement pour l’autre. Alors au lieu de se planter ou de ruminer dans son coin, vaut mieux avoir l’air bête quelques instants en exprimant notre incompréhension.

Attention, adressez-vous directement aux personnes concernées ! Les intermédiaires peuvent déformer vos interrogations et tout va très vite ; moi-même, il m’est arrivé de confier une incompréhension à quelqu’un. Mais le téléphone arabe va bon train et il aime distordre nos propos ; il y a eu un effet boule de neige au point que six mois après, tout un groupe pensait que je le détestait ! C’était tout l’inverse ; je suis un immense fan, je n’avais simplement pas su interpréter une situation !

5 – Gare à ceux qui vivent par procuration

Maîtriser notre parole, c’est aussi savoir à qui on la confie. Je suis quelqu’un de parfois assez naïf : j’aime ouvrir mon cœur, partager mes questions !

J’ai pris un jour conscience qu’une personne, auprès de qui je me confiais souvent, me dénigrait volontiers et instaurait autour de moi une certaine défiance ! Je ne veux pas jouer les paranos, mais je pense qu’il faut être attentif car certains vivent par procuration. En face de vous, ces personnes parlent des autres, devant les autres, elles parlent de vous. Pas forcément en mal, mais cela peut vite vriller.

Sans devenir un autre, préservez-vous face à elles et évitez de donner le bâton pour vous faire battre.

En fin de compte, la parole est la première étape pour construire l’unité. A chacun de se discipliner, par amour, en s’efforçant toujours de voir le positif, encourager, trier ses pensées avant de les exprimer… Je me sens le premier challengé là dessus !

David BONHOMME


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