5 Clés pour travailler avec un bon graphiste

ll m’arrive tellement souvent de discuter avec des leaders d’églises, d’organismes ou même d’entreprises qui pensent que leur image est à la hauteur parce qu’ils sont convaincus de travailler avec le meilleur graphiste ou vidéaste de la région.

Malheureusement, cela n’est pas souvent le cas. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un domaine en constante évolution.

Tout le monde pourrait s’autoproclamer graphiste « Après tout, il s’agit des goûts et des couleurs. C’est très personnel… ». Malgré cela, il est nécessaire de se poser certaines questions, comme de savoir si notre communication correspond à ce que l’on est et à ce que l’on veut devenir, ou encore si celle-ci transmet le bon message à la cible. En effet, à quoi bon promouvoir une maison de retraite dans un style hipster ? A priori à rien, à part amuser le graphiste.

Il me semble qu’il est important d’avoir une image en adéquation avec ses activités. Je crois qu’en tant que chrétiens, nous nous devons de rechercher l’excellence dans ce domaine, afin de communiquer au mieux toutes les richesses que nous découvrons dans la Bible.

Voici une check-list de 5 points à mettre en place pour en savoir un peu plus sur votre image et votre graphiste (qu’il soit bénévole, freelance ou qu’il vienne d’une agence).

1. Demandez-lui son book.

C’est la première étape. Ne vous laissez pas impressionner par le logo d’une grande marque. Bien souvent, la personne n’a créé qu’une petite publicité lors d’un stage ou dans une agence. Posez le plus de questions possibles sur des projets proches du vôtre.

2. Présentez vos supports de communication à un panel de personnes représentatives de votre cible. 

Le mieux est de toujours demander l’avis directement aux personnes concernées. Pour cela, vous pouvez créer gratuitement un google formulaire. Utilisez-le pour poser des questions les moins orientées possibles. Par exemple : À quelles autres marques vous font penser nos supports de communication ? Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit lorsque vous voyez notre site internet ? Etc.

3. Détachez-vous de ce que vous aimez. 

Surtout si vous êtes éloignés de la tranche d’âge de votre cible. Il faut réussir à prendre du recul.

4. Essayez d’analyser les comportements. 

Lorsque nous sommes au restaurant, la plupart d’entre nous n’ose pas répondre autrement que par « oui » lorsque le serveur nous demande si tout s’est bien passé. Vous allez vous garder de faire une remarque même si la viande n’était pas assez cuite. Il en est de même avec votre communication : très peu de personnes oseront vous dire le fond de leurs pensées. Osez creuser, insistez si vous sentez que la personne ne vous dit pas tout, montrez-lui que vous avez vraiment envie de connaître son avis.

5. Ne frappez pas votre graphiste. 

Quand nous commençons à nous prendre au jeu des avis extérieurs, le graphiste devient la proie des critiques les plus dures. Fort de mon expérience, je peux dire que la plupart du temps, il s’agit d’un mauvais briefing du client ou de mauvaises directives. Nous sommes finalement tous un peu responsables !

 

David BONHOMME